Formation des Métiers du Funéraire
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JMEMBALMER
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FORMATION PROFESSIONNEL

18/01/2018

La réforme de la formation professionnelle commence à se dessiner, dans cette newsletter de Décembre, nous vous proposons de faire un point sur la première réunion de négociation qui s’est déroulée le 24 Novembre dernier, dans les locaux du Medef entre les différents représentants syndicaux.
Le socle de cette réunion : le document d’orientation transmis par Muriel Pénicaud, la ministre du travail,

Ce document nous rappelle dans son introduction que « Selon plusieurs études convergentes, environ 10% à 20% des emplois sont menacés de disparition par l’automatisation des tâches […], 50% seront profondément transformés dans les dix ans qui viennent. L’enjeu pour notre pays est triple :
 - investir massivement dans la formation et les compétences […]
 - donner à chacun la liberté de choisir et la capacité de construire son parcours professionnel […]
 - protéger les plus vulnérables  […] »
Ce qui justifie une réforme en profondeur et un investissement massif.

Commençons par le CPF (Compte Personnel de formation). Avec plus d’un million de dossiers de formation validés depuis sa création en 2015, le CPF entre petit à petit dans les meurs. Les partenaires sociaux veulent inclurent le système du CIF (congé individuel de formation) notamment en cas de reconversion.
Le CPF ne permet pas vraiment de formation longue dans sa forme actuelle : le plafond de n’est que de 150 heures (400 heures pour les personnes peu ou pas diplômées).

Le document d’orientation nous indique également que l’unité de mesure en heures n’est pas satisfaisante, car la notion même de durée de formation est remise en question avec l’arrivée du e-learning et autres types de formation en ligne. Les partenaires sociaux craignent la monétisation du CPF, ce qui en ferait un système inégalitaire où ceux qui ont le moins besoin de formation seraient les plus favorisés.

 

Le plan de formation des entreprises doit lui aussi être encouragé, mais aussi simplifié :
 «  Dans la pratique, les entreprises et les représentants du personnel ont du mal à distinguer les différences entre les catégories du plan »
On pense notamment aux rubriques « Objectifs pédagogiques » et « Compétences visées » qui font débat également au sein des organismes de formations.
L’idée directrice est d’inciter les entreprises, en particuliers les TPE-PME, à considérer la formation comme une réelle valeur ajoutée et à ne pas se laisser déborder par la révolution numérique.

Le document d’orientation prévoit aussi la refonte de l’alternance et du contrat de professionnalisation, pour être davantage en « accord avec les besoins des entreprises et les attentes des jeunes »  fortement touchés par le chômage. Les entreprises devraient aussi être davantage consultées dans l’élaboration des diplômes. Ce point devrait réjouir les professionnels de la marbrerie et des pompes funèbres, qui lors de l’élaboration du nouveau diplôme en 2014 avaient eu bien du mal à faire entendre leurs voix.

 

Dans la continuité de la démarches « qualité », le système de certification devrait lui aussi être revu. « Le RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) n’est pas suffisamment réactif. Pour être inscrit au RNCP, les organismes privés ou les certifications de branche doivent justifier des données d’insertion de 3 promotions. Ajouter au délai d’instruction et d’ingénierie, un minimum de 4 à 5 ans est donc nécessaire pour faire enregistrer une certification. » Un système de certification via le COFRAC (Comité français d’accréditation) est envisagé.

Les négociations entre les partenaires sociaux devraient durer jusqu’à la fin janvier, pour permettre un texte de loi dès avril 2018. Cette réforme devrait changer le paysage de la formation en profondeur, et faire évoluer le rôle des OPCAs, montrés du doigt pour leur manque de transparence et d’efficacité…

 

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